Prostatectomie radicale

Prostatectomie totale : traitement chirurgical de référence des cancer de prostate localisés.

Il consiste à retirer la totalité de la prostate et des vésicules séminales. Une fois l’ablation de la prostate effectuée, le canal de l’urètre est suturé à la vessie. Une sonde vésicale est mise en place pour 7 jours afin de permettre à la suture de cicatriser dans de bonnes conditions.

 

Dans certaines situations, ce geste est accompagné d’un curage ganglionnaire pour rechercher une dissémination des cellules cancéreuses vers les ganglions.

 

L’intervention peut se pratiquer selon trois voies d’abord, la voie ouverte qui est la plus ancienne, la voie coelioscopique et la voie robot assistée. Le choix de la voie d’abord dépend des habitudes du chirurgien.

 

Aucune étude n’a prouvé la supériorité d’une technique sur une autre, que cela sur le contrôle du cancer ou sur la récupération de la continence et des érections. Cependant, les voies mini invasives et en particulier la chirurgie robotique permettent des suites opératoires plus simples avec des temps d’hospitalisation plus courts, des douleurs moins importantes et un retour aux fonctions physiologiques (urinaires et sexuelles) probablement accéléré.

 

Les enjeux de l’ablation de la prostate

  • Le contrôle du cancer : l’objectif premier du traitement est de guérir le patient de son cancer et pour cela, la totalité de la tumeur doit être enlevée. Pour savoir si c’est le cas, la prostate est envoyée en analyse après l’intervention. Lorsque la tumeur a franchi les limites de la prostate ou que le geste opératoire est passé trop près de la prostate, des cellules cancéreuses peuvent ne pas avoir été retirées. Dans ce cas, en fonction de différents critères, une radiothérapie complémentaire peut être effectuée afin de compléter le traitement chirurgical.
  • La continence urinaire : L’incontinence urinaire permanente et définitive est exceptionnelle. Il existe des traitements spécifiques pour cela. Classiquement, la continence s’améliore au cours du temps à l’aide d’une rééducation périnéale par kinésithérapeute spécialisé. Il est conseillé d’attendre au moins 6 mois avant d’envisager une intervention complémentaire en cas d’incontinence urinaire permanente.
  • Les troubles de l’érection : L’ablation de la prostate entraîne la disparition complète des éjaculations ce qui ne signifie pas la perte du plaisir. Le risque de perte de l’érection est élevé, ce d’autant qu’une préservation des bandelettes vasculo-nerveuses de l’érection n’a pu être pratiquée. Il augmente avec l’existence de troubles de l’érection préexistants avant l’intervention chirurgicale, avec l’âge du patient et la taille de la tumeur. Malgré tous les progrès techniques chirurgicaux réalisés, il est impossible de garantir le maintien d’une érection complète ou partielle après l’intervention. La récupération est progressive et une prise en charge spécifique est proposée car des traitements médicamenteux ou chirurgicaux sont possibles.

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